Vers une ligne téléphonique gratuite pour les victimes de violences sexuelles

Selon l’asbl SOS viol, 8 plaintes pour viol sont déposées chaque jour en Belgique.

Ces chiffres alarmants ne représentent cependant que la partie immergée de l’iceberg puisque, dans la majorité des cas, les victimes n’osent pas signaler les faits, ni faire appel à l’aide. Conformément au Plan national de lutte contre les violences sexistes et intrafamiliales et au futur Plan national de sécurité, la Ministre des Droits des femmes, Isabelle Simonis, et le Ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane, ont joint leurs efforts pour prendre des mesures destinées à lutter contre les violences sexuelles et inciter les victimes à signaler ces agissements criminels.

A cet effet, le Gouvernement vient d’approuver leur proposition conjointe d’instaurer la gratuité de la ligne téléphonique de l’asbl « SOS Viol », d’engager du personnel supplémentaire pour renforcer l’assistance en ligne mais aussi de lancer une campagne de sensibilisation pour que les victimes de violences sexuelles ne se murent pas dans le silence et effectuent les démarches légales le plus rapidement possible. « Il est primordial que les victimes sachent que des actions existent. Elles doivent pouvoir obtenir les informations et le soutien professionnel adéquats, qu’il soit médical, psychologique ou juridique, pour poursuivre les démarches nécessaires à la suite d’une agression » souligne Isabelle Simonis.

Un budget total de 95.000 euros a été provisionné pour mettre en place ces différentes actions. La ligne d’écoute gratuite devrait être opérationnelle d’ici fin 2016.

« Pour des raisons diverses, de nombreuses victimes n’osent pas porter plainte, tandis que d’autres ne savent tout simplement pas qu’elles peuvent le faire, comment le faire, ni même où trouver de l’aide. C’est pourquoi nous désirons  renforcer les acteurs de terrain afin de mieux soutenir les victimes mais aussi pour les encourager à signaler les violences qu’elles subissent. L’asbl SOS viol travaillera étroitement avec les Services d’aide aux victimes situés dans les arrondissements judiciaires, en Wallonie et à Bruxelles. Cette collaboration permettra de mettre en place des relais spécifiques de prise en charge des personnes ayant appelé la ligne» conclut le Ministre des Maisons de justice, Rachid Madrane.