Simplification du travail administratif des services de l’Aide à la Jeunesse

Sur proposition du Ministre de l’Aide à la Jeunesse Rachid Madrane, le Gouvernement a adopté un arrêté qui simplifie la gestion par les services de l’Aide à la Jeunesse des frais individuels liés à la prise en charge des jeunes en danger ou en difficulté.

Par « frais individuels », on entend les frais hors fonctionnement et hors hébergement, c’est-à-dire les frais de nourriture, d’habillage, de scolarité, ou encore les frais médicaux assumés par les services.

L’arrêté, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016, limite le nombre de frais pour lesquels une décision préalable du mandant et/ou de l’administration est requise.

L’ancien système nécessitait pour toute décision l’accord écrit du mandant et de l’administration,ce qui entraînait un délai de décision qui pouvait être très important. Le service devait entre temps avancer la somme relative à ces frais, le temps pour l’administration d’en vérifier les pièces justificatives.

En 2014, on estime à 5.000 décisions qui avaient dû être données par l’administration. L’application de l’arrêté permettra de réduire de 90 % ce nombre de décisions préalables.

« Je l’ai dit dès mon entrée en fonction, rappelle Rachid Madrane, ma volonté est de simplifier la vie quotidienne des services d’Aide à la Jeunesse, de simplifier les charges administratives, d’élaguer les lourdeurs budgétaires, pour permettre au secteur de se concentrer sur ses missions d’aide et de protection. Pour cela, je veux faire confiance aux associations et m’appuyer sur le principe de confiance»

Cette simplification administrative répond à la demande du secteur. Dorénavant, les services ne devront plus demander d’autorisation pour entreprendre la plupart des dépenses relative à la prise en charge ordinaire des jeunes qui leur sont confiés. Ils se verront octroyer chaque mois une avance, calculée sur base de ses dépenses dans les deux années précédentes, ce qui leur permettra d’assurer ces frais sans devoir puiser dans leur argent propre pour avancer les montants en attendant que l’administration les rembourse. Les vérifications se feront désormais a posteriori. Si elles devaient révéler des abus, des sanctions seront évidemment prises.