Pour le Ministre Madrane, le modèle danois est intéressant mais pas transposable tel quel en Fédération Wallonie-Bruxelles

Interrogé ce mardi en Commission sur sa visite d’observation au Danemark, du 5 mars au 7 mars dernier, dans le cadre de la lutte contre le radicalisme, le ministre de l'Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane a expliqué que la méthode danoise certes très intéressante n’est pas transposable telle quelle en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Depuis 2007, la ville d’Aarhus travaille sur une stratégie de prévention ciblée et interdisciplinaire contre la radicalisation et l’extrémisme. Le programme a initialement été mis sur pied face à la montée des groupes d’extrême droite.

En 2014, la politique a été renforcée par un programme plus spécifiquement dédié aux citoyens tentés par le djihad ou revenant de Syrie et Irak intitulé « exit program ».

Ce programme de déradicalisation est basé sur une approche par le dialogue. Il s'agit, en accord avec la police et sur la base du volontariat, de proposer un suivi médical, psychologique et social aux jeunes. Le but est de les sortir de leur environnement radical et de les aider à trouver une place dans la société.

Pour le Ministre Rachid Madrane : « L’idée n’est pas de transposer telle quelle la méthode d’Aarhus en Fédération Wallonie Bruxelles, mais de s’inspirer de certains éléments. L’originalité de la méthode danoise est par exemple d’attribuer des « mentors » aux jeunes. Ces mentors peuvent réellement faire un travail de désendoctrinement avec le jeune. Par contre le modèle Danois ne me paraît pas en tant que tel transposable en FWB. Il est trop peu respectueux du secret professionnel et de la déontologie des travailleurs sociaux concernés. Nous pouvons en retenir la nécessité d’un travail transversal, l’accompagnement d’un mentor et la nécessité de former le personnel social en contact avec ces jeunes ou adultes. »