Mission ministérielle à Québec et Montréal

Mission Québec

Le Ministre Rachid Madrane s’est rendu du 15 au 20 novembre en mission à Québec et à Montréal.

En tant que Ministre de la Promotion de Bruxelles, il s’y rendait pour observer comment la société québécoise valorise la diversité de la population pour construire une société unie. Ceci pour ramener des expériences à inclure, notamment, dans l’année thématique bruxelloise consacrée à la diversité, qui sera lancée en mai 2016.

Dans le cadre de ses compétences Maisons de Justice, le Ministre s’est intéressé au modèle des maisons de transition, qui offrent aux personnes judiciarisées un sas entre la prison et le retour dans la société, en leur permettant d’entamer un parcours de réintégration sociale.

« Lorsqu’on analyse le parcours judiciaire des personnes en Belgique, on se rend compte qu’une série de dispositifs existent pendant et après la détention, précise Rachid Madrane. Je pense notamment au soutien offert par les services d’aide aux détenus, les services psycho-sociaux des prisons, les services d’aide aux justiciables. Mais un maillon important de cette chaîne judiciaire est absent, c’est celui qui se situe juste à la sortie de prison, au seuil de la reprise de la vie en société, qui est pourtant une période cruciale pour le justiciable. »

Enfin, il entendait poursuivre l’échange de bonnes pratiques en matière deprévention du radicalisme qu’il avait pu initier en mars dernier à Bruxelles avec Madame Lise Thériault, vice-Première ministre et Ministre de la Sécurité publique du Québec.

Cette coopération avec le Québec a été formalisée au travers d’une déclaration conjointe, qui vient traduire la volonté de renforcer l’échange des connaissances, des expériences, des expertises et des pratiques entre le Québec et la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour mieux outiller les intervenants de terrain en matière de prévention de la radicalisation violente.

Enfin, le Ministre a également eu l’occasion de visiter le Centre de Prévention de la radicalisation menant à la violence de Montréal. Créé en 2015, il vise la prévention,  en amont, des actes de violences liés à la radicalisation – sans cibler une idéologie violente en particulier – et l’accompagnement des familles et des proches d’individus radicalisés ou en voie de radicalisation. Il offre aussi, sur base volontaire, une prise en charge psychosociale par la déconstruction des idéologies menant à la violence.

Les expertises provenant de tous les milieux (secteur de la santé et des services sociaux, de la sécurité publique, des milieux communautaires, secteur scolaire et institutionnel, secteur de l’emploi et de la recherche) sont mises à contribution pour mettre en place un réseau interdisciplinaire de soutien autour de l’individu et de son entourage.

Les employés du centre (travailleurs sociaux, psychologues, criminologues, professionnels de sciences politiques) interviennent auprès des personnes en demande mais répondent aussi aux appels téléphoniques qui leur parviennent via une ligne gratuite et confidentielle, accessible 24h/24 et 7j/7 à toute personne désirant être informée, écoutée et conseillée.

« Le problème du radicalisme violent ne connaît pas de frontières, rappelle Rachid Madrane. C’est pourquoi toutes les opportunités de coopération doivent être explorées. Dans chaque expérience, dans chaque approche, il y a des éléments intéressants, dont nous pouvons nous inspirer. »