Lutte contre la radicalisation : Lancement des formations destinées aux travailleurs de l’Aide à la Jeunesse et des Maisons de Justice

Conférence Vincent de Coorbyter

Ce vendredi 13 mars, plus d’une centaine de travailleurs de l’Aide à la Jeunesse et des Maisons de Justice ont assisté à la séance qui ouvrait le cycle de formation mis sur pied à l’initiative du Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, dans le cadre du programme de lutte contre le radicalisme du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ces travailleurs sont issus des services d’aide en milieu ouvert (AMO), des Services d’Aide à la Jeunesse (SAJ) et de Protection de la Jeunesse (SPJ), de chaque section d’IPPJ et des Maisons de Justice : autant d’institutions susceptibles d’être amenées à travailler avec des personnes en voie de radicalisation ou radicalisées.

Lors de cette première conférence, Monsieur Vincent De Coorebyter, docteur en philosophie, professeur à l’ULB et président du CRISP, est revenu sur les enjeux de société mis en avant par les réactions aux attaques terroristes qui ont endeuillé ce début d’année.

L’invitation était adressée à une personne par AMO, SAJ, SPJ, section d’IPPJ et Maisons de Justice. « L’objectif, explique le Ministre Rachid Madrane, est que chaque institution dispose très rapidement d’une personne-ressource à même d’orienter ses collègues dans ces problématiques ».

Cette séance est la première d’une série de quatre conférences ouvertes au personnel des services publics comme des services privés de l’Aide à la Jeunesse et des Maisons de Justice. Les conférences suivantes seront données par Michel Wieviorka, Rachid Benzine et Dounia Bouzar.

Dans la foulée de chacune de ces conférences, les services AMO se verront proposer une session de formation en lien avec la thématique introduite par le conférencier, délivrée en séminaire.

Les services publics (SAJ, SPJ, IPPJ et Maisons de Justice) auront quant à eux accès à un cycle de formation organisé par l’administration générale de l’Aide à la Jeunesse, qui comporte une formation générale sur la culture et la religion musulmanes et une formation pour faire face à la radicalisation violente : comment la déceler ? comment maintenir le dialogue avec les personnes qui menacent de basculer dans le radicalisme ?

« A l’issue de ce premier cycle, annonce Rachid Madrane, l’accès aux formations sera progressivement élargi à tous les professionnels de l’Aide à la Jeunesse et des services privés du secteur Maisons de Justice (aide aux détenus aide aux justiciables), qui travaillent en première ligne avec un public susceptible d’être la proie des recruteurs, ou qui peuvent être confrontés à des « returnees », parce qu’il est essentiel de leur donner à tous les clés et les outils pour appréhender le phénomène du radicalisme ». 

Une formation sur les comportements adaptés au travail avec des personnes souffrant de traumatismes post-conflit sera d’ailleurs spécifiquement destinée aux professionnels des IPPJ et des Maisons de Justice, qui pourraient avoir à faire face à des personnes qui reviendraient des zones de combat.