Le Ministre Rachid Madrane aligne les indemnités perçues par les jeunes qui prennent leur autonomie sur le revenu d’intégration sociale, pour soutenir leur émancipation

La prise d’autonomie des jeunes et leur accompagnement en appartement supervisé concerne les jeunes de 16 à 18 ans qui sortent le plus souvent d’une prise en charge en institution et qui évoluent dans un environnement familial compliqué.

Accompagnés par les services agréés de l’Aide à la Jeunesse, ils sont placés en logement autonome, tout en étant sous la surveillance d’un intervenant social.

Ils perçoivent alors, jusqu’à leur majorité, une allocation qui doit leur permettre d’assumer tous les frais du quotidien (loyer, charges, nourriture, scolarité, santé, communication,….).

Le montant de cette allocation s’élève aujourd’hui à environ 720 € par mois (forfait pour frais variables : 13,17 € par jour ; forfait pour le loyer : 320 € par mois).

C’est-à-dire qu’elle est inférieure de près de 100€ au revenu d’intégration sociale accordé par les CPAS à une personne isolée, qui s’élève quant à lui à 817,36 €.

Or la mise en autonomie constitue pour les quelques 350 jeunes  de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui sortent chaque année d’institution un moment important et délicat.

«Il est fondamental de soutenir ces jeunes dans leur prise d’autonomie, souligne Rachid Madrane, Ministre de l’Aide à la Jeunesse. Or tous n’ont pas la chance d’être soutenus par leur famille. Les jeunes issus de milieux moins favorisés ne peuvent être confrontés aux difficultés dès leur sortie d’institution, ce serait un véritable un frein à l’autonomie recherchée et à leur bonne insertion sociale. »

C’est pourquoi, ainsi qu’il l’a indiqué aujourd’hui aux membres de la Commission Aide à la Jeunesse du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en réponse à une question de Monsieur Georges-Louis Bouchez, le Ministre a décidé de combler la différence entre les deux montants  et d’aligner cette allocation sur le revenu d’intégration sociale.

Cette mesure sera effective au cours du second semestre 2015. Un montant de 300.000€ par an (soit 150.000€ en 2015) y est dédié.