Le Ministre Madrane réitère une information juridique de première ligne pour les demandeurs d’asile

Deux ans après un premier afflux important de demandeurs d’asile au Parc Maximilien, de nombreux migrants se trouvent à nouveau, dans des conditions déplorables, à la gare du Nord et au Parc Maximilien.

C’est pourquoi, le Ministre des Maisons de Justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane, la Commission d’Aide juridique française de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles et l’Ordre français des Avocats du Barreau de Bruxelles, ont décidé, comme ils l’avaient déjà fait il y a deux ans, de mettre en place dès ce jeudi 27 juillet 2017 une aide juridique de première ligne à l’attention des réfugiés.

L’aide juridique de première ligne permet à tout citoyen d’avoir accès gratuitement, lors d’une consultation confidentielle auprès d’un avocat ou d’un juriste, à des informations juridiques, un premier avis juridique ou des renseignements pratiques sur leur situation.

Pour répondre aux questions des réfugiés à la recherche de premières informations juridiques, la Commission d’Aide Juridique organisera à partir de ce jeudi 27 juillet 2017 une permanence tous les jeudis dans la gare du Nord de 16h à 18h.

Par ailleurs, une fiche d’information rédigée en français, arabe et anglais, sera diffusée pour informer les réfugiés de leurs droits lors d’une demande d’asile et du déroulement de la procédure.

« Des centaines de demandeurs d’asile vivent dans la gare du Nord dans des conditions déplorables sans avoir d’informations quant à leur droit et leur situation de migrant. L’intervention de l’Etat ne peut se résumer à une politique répressive, tout comme nous l’avions fait il y a deux ans, il est important d’être présent sur place afin de leur proposer une première orientation pour les aider dans leurs démarches de demandes d’asile » souligne le Ministre Rachid Madrane.

« L’Ordre français des avocats du Barreau de Bruxelles et la Commission d’aide juridique française de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles mettent leurs moyens à la disposition des candidats réfugiés pour leur assurer une aide juridique de première ligne adaptée à leur situation. Le Barreau et la Commission d’aide juridique sont en effet particulièrement sensibles à la reconnaissance des droits de ces personnes précarisées, rappellent le bâtonnier de l’Ordre français des avocats du Barreau de Bruxelles, Pierre Sculier, et Vinciane Gillet, Présidente de la Commission d’aide juridique française de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles. »