Le Ministre Madrane réfute la libération de 13 mineurs faute de place en IPPJ

La presse de ce lundi 1er juin fait état de la libération, faute de place en institution publique de protection de la jeunesse (IPPJ), de 13 mineurs en deux semaines, douze  le week-end du 23 mai et un  durant la semaine écoulée.

Le Ministre de l'Aide à la jeunesse, Rachid Madrane tient à réfuter ces chiffres, qui ne sont pas ceux qui lui reviennent de son administration.

Ce week-end, le Parquet a effectué onze réquisitions pour des mineurs ayant commis des faits qualifiés d’infraction. Une solution a été trouvée pour chacun d’entre eux : deux jeunes flamands ont été placés à Everberg, un jeune a été dessaisi et a trouvé une place à Saint-Hubert, quatre jeunes ont été placés en IPPJ. Dans le cas des quatre derniers jeunes, le magistrat a estimé qu’il s’agissait de faits mineurs ne nécessitant pas de placement en IPPJ et a préféré mettre en œuvre des mesures d’accompagnement.

Entre le 23 et le 29 mai, la CIOC -  la Cellule d’Information, d’orientation et de coordination – que tout magistrat doit consulter afin de connaître en temps réel le lieu et le nombre de places disponibles - a été interpellée pour cinq jeunes. Une solution a depuis été trouvée pour trois d’entre eux, les deux autres restant en attente de mesures.

Quant aux demandes de placement faites dans la semaine qui précède le week-end du 23-24, elles ont toutes reçu une suite positive.

« C’est vrai que ponctuellement, il arrive que l’on constate un pic dans les demandes de placements en IPPJ - surtout  lorsqu’on démantèle des bandes - et qu’on ne parvienne pas à trouver immédiatement une place pour chaque jeune, déclare Rachid Madrane. Cela confirme ce que j’ai dit depuis mon entrée en fonction : le secteur est chroniquement sous-financé, qu’on parle d’hébergement pour mineurs en danger (et ceux-ci représentent 95 % des jeunes pris en charge, il ne faut pas l’oublier) ou qu’on parle d’IPPJ. Par ailleurs, la majorité des jeunes concernés par les demandes de placement évoquées ayant leur domicile à Bruxelles, ces faits confortent ma volonté d’y ouvrir une institution: Bruxelles utilise 50% des places en IPPJ, il faut donc absolument pouvoir y disposer d’une structure si on veut réellement pouvoir mener un travail de réinsertion, dans la famille et dans la société, à l’issue du placement. »