Le Ministre de l’Aide à la Jeunesse surpris par les propos de l’Inter-Fédérations

Inter FédérationsSuite au communiqué de presse diffusé ce jour par l’Inter-Fédérations (regroupement des employeurs du secteur agrée) de l’Aide à la Jeunesse, le Ministre MADRANE tient à apporter les réponses suivantes.

L’Inter-Fédérations évoque des retards de paiement. Il faut, en fait, distinguer deux situations.

En ce qui concerne la liquidation des subventions facultatives 2015 à laquelle les représentants des employeurs font référence, le Ministre MADRANE rappelle que, tout à fait conscient des retards de paiement des années précédentes, il a demandé, dès son entrée en fonction, à son administration d’être très attentive à mettre en œuvre la liquidation des subventions dans les meilleurs délais.

Les nombreux services concernés (les Missions d’Interventions Intensives en Famille (M.I.I.F.), les Relances, les Projets de Rupture, les lits d’urgence en SAAE) ont, soit déjà été payés au mois de mai, soit le seront dans le courant du mois de juin.

Si l’on se réfère aux deux dernières années, ces subventions avaient été payées en octobre pour 2013 et en juillet en 2014. « Nous sommes donc bien en avance sur ces deux dernières années mais nous tenterons de faire encore mieux l’année prochaine », souligne Rachid MADRANE.

D’autre part, puisqu’il s’agit de crédits facultatifs, ceux-ci sont payés en deux tranches, l’une de 80% (évoquée plus haut) et le solde de 20 % qui est perçu après inspection et contrôle des pièces relatives à la créance.

Il est vrai qu’en raison des décisions prises antérieurement (multiples projets facultatifs), l’administration est aujourd’hui embouteillée, ce qui a créé un retard ces dernières années. Le Ministre MADRANE est bien conscient que certains services attendent encore le paiement des soldes 2013 et 2014. (les 20% restants)

« J’hérite en la matière d’une situation difficile, qui dure depuis quelques années mais nous mettons tout en œuvre pour résorber les retards dans les meilleurs délais et soulager autant que possible les finances des services. Via le principe de confiance que je souhaite instaurer, tous les services toucheront les 20% dus, même ceux qui n’ont pas encore eu d’inspection et de contrôle, celui-ci se fera a posteriori. »

D’autre part, comme le Ministre en a déjà fait part à son secteur, il a chargé son administration de tout mettre en œuvre pour que le maximum de ces services puissent être agréés d’office sans passage en commission d’agrément, dès lors que l’avis de l’inspection pédagogique est positif.

Ceci permettra de pérenniser les moyens qui leur sont affectés et de sortir du caractère facultatif des subventions. Les services concernés entreront donc dans les moyens ordinaires et non plus facultatifs.

« J’essuie les plâtres d’une situation qui a été créée antérieurement à mon arrivée et je serai particulièrement attentif à l’avenir à ce que nous respections nos engagements à l’égard des services qui œuvrent chaque jour à apporter un service aux familles et une aide aux jeunes en difficulté. »

Enfin, le Ministre s’étonne du reproche qui lui est fait de ne pas se concerter suffisamment avec les représentants des patrons du secteur et le secteur dans son ensemble.

Depuis son entrée en fonction, le Ministre a rencontré l’Inter-Fédérations à 3 reprises.

Il tient aussi à rappeler que dès le mois de septembre, il a entamé une tournée des arrondissements de l’Aide à la Jeunesse.

En 4 mois, le Ministre a sillonné l’ensemble de la Wallonie et Bruxelles afin de rencontrer tous les Conseils d’arrondissement de l’Aide à la Jeunesse ainsi que tous les types de service agréés existant dans le secteur.

Il a bien entendu visité également les services publics et rencontré les instances représentatives comme les syndicats du secteur public et privé, les fédérations patronales, l’union des Conseillers et Directeurs, l’Union des Magistrats francophones de la Jeunesse, le Délégué Général aux Droits de l’Enfant, les Procureurs généraux, La ligue des droits de l’homme, des avocats (avocats.be par exemple), avocats généraux,…

Enfin, le Ministre visite depuis janvier toutes les IPPJ, dont certaines avec une délégation de parlementaires ainsi que les SAJ et les SPJ, tant en milieu rural qu’en milieu urbain.

On ne peut donc pas dire que le Ministre MADRANE soit en défaut de contact avec son secteur, bien au contraire. Jamais un Ministre n’était allé auparavant visiter les 13 arrondissements judiciaires de la FWB, c’est une première !

Ces contacts multiples et répétés ont permis de nourrir grandement le travail de modification du décret de 1991.

Comme le prévoit le décret du 4 mars 1991, ce texte sera débattu au sein du Conseil communautaire de l’Aide à la Jeunesse, c’est une obligation légale, il s’agit du conseil consultatif de référence que le Ministre MADRANE a encore rencontré le 02 juin dernier.

Tous les acteurs et toutes les Fédérations de l’Aide à la Jeunesse sont représentés dans cette instance à l’exception de l’Inter-Fédérations qui n’a aucune reconnaissance légale.

Ce travail n’exclut pas d’entendre des interlocuteurs particuliers.

« Comme je l’ai encore rappelé lors de ma rencontre avec le CCAJ la semaine dernière, je ne suis pas sourd aux demandes de certains acteurs du secteur qui signalent vouloir être associés à ce travail mais je tiens ici à affirmer avec force mon intention de travailler avec chacun de façon égalitaire. En choisissant de travailler, comme le prévoit le décret, avec le Conseil Communautaire, je mets tous les acteurs sur un strict pied d’égalité », conclut le Ministre MADRANE.