La Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région bruxelloise et plusieurs villes et communes wallonnes et bruxelloises renforcent leur collaboration en matière de prévention de la radicalisation violente

 

 

Ce vendredi 2 mars, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région bruxelloise et les villes et communes de Bruxelles, Anderlecht, Molenbeek-Saint-Jean, Liège, Verviers, Namur et Charleroi ont renforcé leur collaboration en matière de  prévention de la radicalisation violente en s’engageant, au travers d’un protocole de collaboration, à  développer les échanges d’informations et les partenariats utiles à l’efficacité de leurs actions.

En janvier 2016, à l’initiative de Rudy DEMOTTE, Ministre-Président, et de Rachid MADRANE, Ministre des Maisons de Justice, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles décidait de créer le « Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violents » et un an plus tard, les deux services opérationnels qui le composent – le Centre d’aide et de prise en charge des personnes concernées par le radicalisme et l’extrémisme violents (CAPREV) et le Centre de ressources et d’appui (CREA) – étaient accessibles au grand public, aux acteurs de terrain et aux différents services de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La Région bruxelloise et plusieurs villes et communes ont mis elles aussi en place des dispositifs pour lutter contre la radicalisation. Il a donc tout de suite paru essentiel au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’encourager les opportunités de collaboration entre les acteurs concernés, afin que les compétences et expertises puissent être mises en commun.

Les signataires du Protocole s’engageront à développer les partenariats, sur base volontaire, dans les domaines suivants :

  • le partage d’information entres les personnels des différents dispositifs: les partenaires s’informeront mutuellement de la façon dont fonctionnent leurs services, de leur approche de la prévention et des phénomènes de radicalisme violents, de leur activité en la matière, afin de mutualiser leur expérience.
  • la communication vers les publics à informer de l’existence des services à leur disposition ou à sensibiliser aux enjeux liés à la radicalisation
  • la partage d’expertise et de bonnes pratiques: la Fédération Wallonie-Bruxelles invitera ses partenaires à au moins une rencontre par an qui sera consacrée à l’échange de bonnes pratiques.
  • la prise en charge individuelle des personnes concernées par la radicalisation, c’est-à-dire l’accompagnement psycho-social professionnel proposé et mis en œuvre avec la personne concernée directement ou indirectement par la radicalisation qui en fait la demande.

En fonction de la demande exprimée par la personne au « Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violents » de la Fédération Wallonie-Bruxelles ou de son ancrage géographique, elle sera informée de l’existence d’initiatives de proximité, notamment celles mises en place au sein des communes signataires. Réciproquement, les communes pourront informer les personnes concernées de l’existence du Réseau de prise en charge de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de ses missions.

Ce texte établit donc le cadre dans lequel les différents acteurs de la prévention vont pouvoir travailler de façon complémentaire à la prise en charge des situations individuelles.

Ce protocole institue par ailleurs un Comité de suivi, qui constituera un espace de rencontre et de dialogue entre les différents partenaires. Il sera le lieu privilégié pour développer une compréhension mutuelle des outils et méthodes mis en œuvre par chaque partenaire. Il pourra également être envisagé comme un lieu de concertation et d’échange d’expertise et de bonnes pratiques.

« La signature de ce protocole n’est assurément pas qu’un geste symbolique. Elle concrétise une volonté, et au-delà une nécessité, d’un travail concerté en matière de prévention contre le phénomène de radicalisation violente. Et confirme l’ambition de rassemblement et d’ouverture qui est dans l’ADN de la Fédération Wallonie-Bruxelles», relève le Ministre-Président Rudy Demotte. « Les signataires de ce partenariat ont tous pour finalité de garantir la cohérence de l’action publique, dans le respect de l’autonomie de chacun mais avec la conviction commune, et farouche, que le partage et le dialogue sont la clé d’une stratégie fructueuse. »

 Pour Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice : «La signature de ce protocole est un jalon essentiel des collaborations qui doivent être mises en place entre nos différents niveaux de pouvoir. Je me réjouis que la dynamique de collaboration sur laquelle nous avons voulu dès le départ fonder nos intervention en matière de lutte contre la radicalisation se formalise, et j’espère qu’elle ira en s’amplifiant, puisque le Protocole prévoit la possibilité à toute entité publique de s’y joindre ultérieurement, dès lors que celle-ci souhaite apporter son soutien à la lutte contre le radicalisme violent dans le cadre de ses compétences».