Courriel aux Maisons de Justice: le Ministre Madrane tient à apporter quelques précisions

Suite aux informations parues dans la presse cette semaine quant à la demande faite par le Ministre Madrane à ses services de lui signaler les cas de possibles dérives extrémistes, le Ministre tient à apporter les précisions suivantes.

A aucun moment il n’a été question de dresser un inventaire des « barbus », ni de mettre en place une quelconque dénonciation d’individus sur base de critères physiques ou comportementaux.

Le Ministre a déjà corrigé auprès des médias les termes incorrects d’une communication interne à l’administration.

Il n’a pas demandé à être informé du contenu de dossiers ou de comportements individuels de personnes suivies par les assistants de justice.

 Ce qu’il a demandé à son administration, c’est d’être informé du nombre d’individus suivis par le service des Maisons de Justice pour des faits de radicalisme violent, et du développement potentiel du phénomène de radicalisation violente observé, tout comme cela se pratiquera à l’intérieur des prisons.

Ceci afin de calibrer le développement de formations au service des assistants de justice, pour les aider à accomplir leur tâche.

Les assistants de justice suivent des personnes prévenues ou condamnées sur base de mandats confiés par des magistrats. Ils rendent comptent aux magistrats. Ils doivent notamment être capables de signaler le risque de commissions d’actes violents à ces magistrats.

Il est de la responsabilité du Ministre qu’ils disposent de la meilleure formation pour ce faire.

Pour répondre à la demande d'analyse du Ministre, la direction de l'administration a envoyé aux responsables des services décentralisés un courriel  interne précisant les informations nécessaires à la direction. Certains passages dépassent de loin les instructions du Ministre. Cette erreur a été reconnue par l'administration, et déjà corrigée auprès des syndicats des travailleurs.  Les instructions seront précisées dès ce début de semaine aux responsables et aux travailleurs.